Autisme, TDA-H et Neuroatypies.
Qu'est ce que la Neurodiversité ?
Lorsque l’on parle de neurodiversité, on se réfère aux différences neurologiques qui composent le genre humain.
Au moins 10% à 15% de la population mondiale présente une particularité cognitive ou un fonctionnement cognitif dit “atypique” par rapport à la norme soit au moins un milliard d’humain, ce qui est très loin d’être négligeable.
Parmi les principales neurodiversités, se retrouvent:
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Le Trouble du Déficit de l’Attention avec ou sans Hyperactivité (TDA-H) qui concerne environ 5% de la population mondiale;
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Le Haut-Potentiel Intellectuel (HPi) qui concerne autour de 2% de la population;
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Le Trouble du spectre de l'Autisme concernant environ 1% de la population.
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Les dys (Dyslexie, Dyscalculie, Dysorthographie,….) qui concernent entre 5 et 15% des enfants.
Il n’est pas rare d'avoir plus d’une neurodivergence, et on peut d'ailleurs retrouver des traits communs entre celles-ci.
Mon approche :
Etant moi même concernée par la Neuroatypie, je reçois des adultes qui ont reçu un diagnostique au cours d'un bilan ou qui se reconnaissent dans une ou plusieurs neurodiversités, en adaptant si besoin l'environnement à leurs particularités sensorielles.
Je ne fais pas moi-même passer de bilans mais pourrais vous orienter si besoin vers des professionnel.le.s.
Le concept de neurodiversité mène à une toute autre approche des difficultés qui peuvent être reconnues comme un fonctionnement mental différent, et non déficient.
Mon regard sur les neuroatypies se veut non pathologisant et le moins validiste possible.
Il est souvent utile pour pouvoir s'intégrer dans un monde malheureusement trop peu inclusif de travailler certains points qui posent des difficultés, de stimuler ses capacités cognitives pour mieux apprendre, d'acquérir certains codes sociaux qui permettent des relations aux autres plus sereines, trouver les outils qui permettront de mieux supporter les hyperstimulations sensorielles, mettre en place des routines et stratégies pour trouver l'élan face à des tâches difficiles.
Je considère cependant qu'il est essentiel d'être à l'écoute des fonctionnements et besoins des personnes que je reçois et que je n'ai pas à déterminer à leur place ce qui leur est bénéfique.
Je peux en revanche les aider à avancer face aux difficultés réellement exprimées et les accompagner dans l'affirmation et le respect de leurs limites.
J'invite d'ailleurs toutes les personnes susceptibles de recevoir ou côtoyer des personnes neuroatypiques à prendre le temps de s'informer sur ce qu'impliquent ces particularités, et surtout à leur demander de quoi iels ont besoin à titre individuel pour se sentir bien plutôt qu'attendre de leur part cette adaptation qu'iels font déjà quotidiennement.
Etre neuro-atypique dans une société validiste et conçue pour des personnes neurotypiques peut fortement jouer sur l'estime de soi. C'est pourquoi un espace d'accompagnement peut être nécessaire pour revaloriser les compétences particulières et non conditionnées à des attentes de productivité, pour mettre en avant la richesse apportée par la neurodiversité, pour déposer combien il peut être épuisant de devoir faire l'effort de masquer ses particularités, de se forcer à regarder dans les yeux, de devoir adopter des codes sociaux qui ne font pas sens intimement, supporter la foule, le bruit, les lumières vives...
Dans l'espace de mon cabinet cela n'est pas une attente et je tiens à ce que mes patient.e.s se sentent libres d'être elleux-mêmes.
